dimanche 20 août 2017

Jerry Lewis meurt à 91 ans



J'explique souvent à mes étudiants que ce n'est qu'avec l'âge et les études que j'ai pu comprendre à quel point la culture américaine avait influencé la nôtre. Ils rigolent toujours un peu quand je souligne que pendant mon enfance nos cinémas, nos bandes dessinées ou nos émissions de télé nous projetaient une société idéalisée. Combien de "héros" ou de vedettes américaines ont marqué mon enfance et mon adolescence pour le meilleur et pour le pire? C'est à ça que je pense en notant le décès de Jerry Lewis et il me vient tout de suite à l'esprit son personnage du "Nutty professor". Cet extraordinaire clown fut un des premiers comiques américains à m'arracher de bons rires gras, un "rire du ventre", en cabotinant d'un film à l'autre. Mais il fut bien plus que ça pour le milieu et  malgré les hauts et les bas de sa carrière, il laisse derrière lui un héritage important.

 "The Idiot was the sort of uncontrollable character — falling down laundry chutes, breaking furniture and sputtering at the sight of an alluring woman — that set the loony standard for later generations of comedians, including Jim Carrey and Adam Sandler. “The Nutty Professor,” Mr. Lewis’s 1963 comedy about a shy professor who invents a formula that turns him into wolfish swinger modeled on Martin, was remade with Eddie Murphy in 1996."

  https://www.washingtonpost.com/local/obituaries/jerry-lewis-comedy-king-and-master-of-slapstick-dies-at-91/2017/08/20/8230cd72-85d0-11e7-a50f-e0d4e6ec070a_story.html?hpid=hp_hp-top-table-main_ob-main-lewis-205pm%3Ahomepage%2Fstory&utm_term=.bba518582357

Allemagne et monuments nazis: des leçons pour les États-Unis?


L'auteur a déjà enseigné l'histoire et la politique dans les universités Princeton et Cambridge. Sa réflexion est intéressante, principalement quand il se demande si les États-Unis ont vraiment confronté leur passé. Il n'y a pas de lien entre le régime hitlérien et la lutte des Confédérés dites-vous? Je me demande ce que les descendants des Noirs embarqués de force sur les négriers en disent?  Je me demande ce que ces mêmes descendants des Noirs maintenus en esclavage pendant plus de 200 ans en disent?  Bien sûr il faut des nuances et bien sûr il y a des aspects bien plus nobles des valeurs du sud qu'on peut commémorer, mais les états sudistes se battaient pour sauver un système dont l'esclavage était un élément important.  Une chose cependant me titille un brin dans la réflexion actuelle, l'omniprésence du racisme du sud alors qu'on ne réfère jamais au tacisme du nord à la même époque.  Avant de jouer les vierges offensées, il faudrait prendre la peine de bien couvrir TOUT le contexte.  Je crois qu'on contribuerait ainsi à baisser le ton et changer un peu plus.

 "In Germany, you won’t see neo-Nazis converging on a monument to Reinhard Heydrich or Adolf Hitler, because no such statues exist. The country long ago came to grips with the full weight of its history. But you’ll find Nazis and Klansmen in Virginia, circling a statue of Robert E. Lee, a traitor who raised arms against his own country in the defense of white supremacy."

  http://www.politico.com/magazine/story/2017/08/20/why-there-are-no-nazi-statues-in-germany-215510

Caricature Steve Bannon et la frange

Caricature d'Adam Zyglis, The Buffalo News

Caricature Donald Trump, le feu et la fureur

Caricature de Patrick Chappatte, The International New York Times

samedi 19 août 2017

La mémoire déboulonnée de la guerre civile américaine (Le Devoir)


Toute cette controverse aura favorisé la présence des historiens dans le débat public. Vous devinerez que j'applaudis.

 "L’historien Jean Lamarre est un spécialiste de l’implication du Canada dans la guerre civile américaine. Il a notamment écrit sur les Canadiens français partis s’engager pour les armées du Nord, sous la gouverne du président Lincoln. Abraham Lincoln a été assassiné, comme on le sait, en 1865 par John Wilkes Booth, lequel avait séjourné auparavant à Montréal, comme d’autres comploteurs.

Le professeur Lamarre ne s’explique pas qu’on puisse confondre la situation qui prévaut aux États-Unis à l’égard de ce conflit et la question de la mémoire au Québec. Si la mémoire de la guerre civile américaine est prétexte chez nos voisins du Sud à projeter des conceptions idéologiques d’extrême droite, il n’en va pas de même au Canada. À Montréal, les militants d’extrême droite ne faisaient pas de ce rappel historique un tremplin pour leurs idées.

 « Je comprends ce qui se passe ces jours-ci au sud des États-Unis, mais cela n’est pas du même ordre ici. Ce n’est pas du tout la même situation ! Cette plaque rappelait un fait historique : l’ancien président Davis a séjourné à Montréal. C’est un fait. Je suis contre le fait qu’on enlève, comme ça, des traces de l’histoire, même si celle-ci peut être un peu malheureuse parfois. Ce n’est pas positif si on veut parvenir à se rappeler ce qui s’est passé. Et ce n’est pas parce qu’on a vécu quelque chose de malheureux qu’il convient de l’oublier comme société. »

Les sudistes recevaient des appuis politiques et cléricaux importants au Canada uni. Pour le clergé, les valeurs du monde agricole défendues par les sudistes étaient plus près de leur conception du monde que celles de l’univers de la ville et de l’industrie des États du Nord. « Le lien entre Montréal et les confédérés est important. Il faut le rappeler. Et enlever une plaque ne va pas aider à ce qu’on s’en souvienne. » Pour l’historien, il s’agit d’un geste qui manque de perspective historique. « C’est peureux. »"

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/506057/la-memoire-deboulonnee-de-la-guerre-civile-americaine

Caricature seul Donald Trump peut changer l'histoire

Caricature de Milt Priggee, www.miltpriggee.com

Caricature Rambla, Barcelone

Caricature de Kap, La Vanguardia, Spain

Antifa, un mouvement en peine croissance


Si le KKK et les suprémacistes blancs ont retenu l'attention la semaine dernière, plus le temps passe et plus on peut lire sur un mouvement dont les représentants confrontaient les manifestants à Charlottsville. Et ils ont nombreux à pointer vers le fait que ce mouvement ne rejette pas la violence pou réagir aux propos et actions de l'extrême-droite.

 "Sabaté is an adherent of a controversial force on the left known as antifa. The term, a contraction of the word “anti-fascist,” describes the loose affiliation of radical activists who have surfaced in recent months at events around the country and have openly scuffled with white supremacists, right-wing extremists and, in some cases, ordinary supporters of President Trump. Energized in part by Mr. Trump’s election, they have sparred with their conservative opponents at political rallies and college campus speaking engagements, arguing that one crucial way to combat the far right is to confront its supporters on the streets.

Unlike most of the counterdemonstrators in Charlottesville and elsewhere, members of antifa have shown no qualms about using their fists, sticks or canisters of pepper spray to meet an array of right-wing antagonists whom they call a fascist threat to American democracy. As explained this week by a dozen adherents of the movement, the ascendant new right in the country requires a physical response.

“People are starting to understand that neo-Nazis don’t care if you’re quiet, you’re peaceful,” said Emily Rose Nauert, a 20-year-old antifa member who became a symbol of the movement in April when a white nationalist leader punched her in the face during a melee near the University of California, Berkeley.

https://www.nytimes.com/2017/08/17/us/antifa-left-wing-faction-far-right.html?ref=todayspaper&_r=0

Extrémistes aux États-Unis: ce ne serait que le début


Je n'adhère pas à tout ce qu'écrit l'auteur, mais ce n'est rien de bien rassurant.

 "Then came Saturday’s “Unite the Right” rally, exploiting the statue issue. America suffers from a lack of detailed news reporting on what exactly happened when, but the event dissolved into an extremist-on-extremist brawl even before its scheduled start. A woman would later die when a Nazi sympathizer drove his car into a crowd. The press would cite two more victims, police who died in a helicopter crash, though they had actually been on their way to provide support for Gov. Terry McAuliffe’s motorcade.

All the wrong lessons are guaranteed now to be learned. For the Antifa crowd, not only did they win a manufactured victory over President Trump, but other jurisdictions, without consulting voters, are now racing to remove Confederate statuary. Even Mayor Signer on Friday changed his position to favor removal of the Charlottesville statue. White supremacists, for their part, get to play the victim—their legal demonstration was disrupted. And they are only too pleased to join the national media in misinterpreting the president’s convoluted remarks as a defense of white supremacists.

Voilà. There were also many peaceful protesters in Charlottesville, but it was not their show. It was a show by and for provocateurs—and it may be coming to your town next."

https://www.wsj.com/articles/the-extremist-show-is-just-starting-1503092033

Caricature Trump isolé

Caricature de Frederick Deligne, Nice-Matin, France

vendredi 18 août 2017

Caricature éclipse totale

Caricature de Nate Beeler, The Columbus Dispatch

Caricature #Je suis Europe

Caricature de Christo Komarnitski, Bulgaria

Collaboration dans "Radio-Canada cet après-midi": congédiement de Steve Bannon


L'intervention à 17h51 sur l'audio fil du 18 août:
  http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/radio-canada-cet-apres-midi

Caricature Steve Bannon mission accomplie

Caricature de Dave Granlund, Politicalcartoons.com

Caricature Steve Bannon déboulonné lui aussi...

Caricature de Milt Priggee, www.miltpriggee.com

Julius Krein a voté pour Donald Trump et il le regrette amèrement


Julius Krein s'exprimait il y a peu dans les pages du New York Times. Les projecteurs ont souvent été braqués sur lui depuis l'entrée en politique de Donald Trump parce qu'il a longtemps défendu le candidat. Il revient ici sur ses motivations, mais il ajoute qu'il est maintenant désabusé. Une réflexion et un parcours à considérer pour mieux comprendre le "phénomène Trump". On peut également se demander comment Donald Trump survivra s'il perd des appuis aussi crédibles que Krein.

 "Effectively a third-party president without a party, Mr. Trump has faced extraordinary resistance from the media, the bureaucracy and even within the Republican Party. But the administration has committed too many unforced errors and deserves most of the blame for its failures. Far from making the transformative “deals” he promised voters, his only talent appears to be creating grotesque media frenzies — just as all his critics said.

Those who found some admirable things in the hazy outlines of Mr. Trump’s campaign — a trade policy focused on national industrial development; a less quixotic foreign policy; less ideological approaches to infrastructure, health care and entitlements — will have to salvage that agenda from the wreckage of his presidency. On that, I’m not ready to give up."

https://www.nytimes.com/2017/08/17/opinion/sunday/i-voted-for-trump-and-i-sorely-regret-it.html

Donald Trump et Caligula


Paul Krugman, assurément pas un partisan conservateur ou un fan de Donald Trump, frappe fort ce matin. Quand on affirme que la comparaison est injuste pour Caligula...

 "Even before the media obsession with Hillary Clinton’s email server put The Worst President Ever™ in the White House, historians were comparing Donald Trump to Caligula, the cruel, depraved Roman emperor who delighted in humiliating others, especially members of the empire’s elite. But seven months into the Trump administration, we can see that this comparison was unfair.

For one thing, Caligula did not, as far as we know, foment ethnic violence within the empire. For another, again as far as we know, Rome’s government continued to function reasonably well despite his antics: Provincial governors continued to maintain order, the army continued to defend the borders, there were no economic crises.

Finally, when his behavior became truly intolerable, Rome’s elite did what the party now controlling Congress seems unable even to contemplate: It found a way to get rid of him."

https://www.nytimes.com/2017/08/18/opinion/trump-caligula-republican-congress.html?action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=opinion-c-col-right-region&region=opinion-c-col-right-region&WT.nav=opinion-c-col-right-region&_r=0

Un autre 18 août: James Meredith obtient son diplôme de l'Université du Mississippi


L'actualité des derniers jours a ramené une fois de plus à l'avant-plan l'épineux dossier de la question raciale. Clin d'oeil historique à deux événements majeurs liés à l'intégration raciale: en 1962 James Meredith entrait à l'Université du Mississippi sous la protection de militaires dépêchés par le Président Kennedy, en 1963 obtient son diplôme. Fait intéressant, Meredith était un républicain et a été conseiller politique pour le Sénateur Jesse Helms (19898-1991) dont le bilan sur la question des droits civiques était au mieux pauvre.

jeudi 17 août 2017

Caricature les "traîtres fondateurs"

Caricature de Milt Priggee, www.miltpriggee.com

Caricature Barcelone et sécurité

Caricature de Jeff Koterba, Omaha World Herald, NE

Caricature éclipse et sécurité

Caricature de Jimmy Margulies, Politicalcartoons.com

Caricature êtes-vous fasciste?

Caricature de Pat Bagley, Salt Lake Tribune

Caricature Donald Trump examen médical...

Caricature de Milt Priggee, www.miltpriggee.com

Caricature Barcelone

Caricature d'Osmani Simanca, Brazil, www.caglecartoons.com LICENSING

Les historiens et Trump (New York Times)


Dans une conférence de presse qui a marqué les esprits plus tôt cette semaine Donald Trump s'est demandé jusqu'où irait le retrait de monuments de personnages associés à l'esclave. Il se questionnait sur le sort à réserver aux Présidents Washington et Jefferson, associant au passage ces deux hommes aux représentants des états confédérés. Allait-on modifier, changer l'histoire? J'ai déjà répondu à cette question dans une autre entrée et lors de ma récente collaboration à Radio-Canada, mais cet article du New York Times présente des réactions d'historiens aux propos du président américain.

 "As for the idea of erasing history, it’s a possibility most scholars do not take lightly. But James Grossman, the executive director of the American Historical Association, said that Mr. Trump’s comments failed to recognize the difference between history and memory, which is always shifting.

When you alter monuments, “you’re not changing history,” he said. “You’re changing how we remember history.”

https://www.nytimes.com/2017/08/15/arts/design/trump-robert-e-lee-george-washington-thomas-jefferson.html?mcubz=3

Caricature éclipse août 2017: mauvais présage?

Caricature de Dave Granlund, Politicalcartoons.com

Le KKK sévissait également en 1925: 30 000 membres sur Pennsylvania Avenue


On associe le KKK à la guerre de Sécession, mais on relève trop peu souvent ses multiples résurgences. Chaque fois que le Klan pointe son nez, la question raciale ou l'immigration sont au coeur de l'actualité. Ce n'est donc pas un phénomène nouveau, mais son visage est toujours aussi hideux.

 "Nearly a century ago, the Klan was welcomed to segregated Washington by its white residents, as the breathless coverage in The Post demonstrated.

“Phantom-like hosts of the Ku Klux Klan spread their white robe over the most historic thoroughfare yesterday in one of the greatest demonstrations this city has ever known,” read The Post’s account."

https://www.washingtonpost.com/news/retropolis/wp/2017/08/17/the-day-30000-white-supremacists-in-kkk-robes-marched-in-the-nations-capital/?hpid=hp_hp-top-table-main_kkk-1130am%3Ahomepage%2Fstory&utm_term=.9a5a52c76b10

Donald Trump "l'historien"


L'historien que je suis a été interpellé ce matin par des gazouillis présidentiels (plus qu'à l'habitude devrais-je dire) dont le thème central est le respect de l'histoire américaine. Le Président déplore qu'on réécrive l'histoire américaine et qu'on prive ses concitoyens d'oeuvres d'art parce qu'on procède au retrait de statues et de monuments liés à des personnages des états confédérés. Si Donald Trump n'est pas le porte-parole le plus crédible pour initier un débat sur la question, la réflexion n'est pas inutile. Ces statues ont souvent été installées au moment de la lutte pour les droits civiques et, qu'on l'admette ou non, elles évoquent une page particulièrement sombre de l'histoire américaine. Il n'est pas ici question de revoir l'histoire ou d'oublier, mais bien de reconnaître ce qui doit ou ne doit pas se retrouver dans l'espace public comme symboles inspirants. Considérant l'évolution de la société et des valeurs américaines en 2017, il me semble plutôt sage de rediriger cet héritage controversé vers les musées. On doit enseigner TOUTE l'histoire, pas quelques morceaux choisis, mais offrons à la population des modèles plus inspirants. Si les propos controversés de Donald Trump qui m'apparaissent irresponsables et indignes d'un Président peuvent avoir une quelconque effet positif, ce sera celui d'accélérer le retrait de ces oeuvres à la gloire de personnages qui ont contribué à défendre des institutions qui ont maintenu les Noirs en esclavage trop longtemps.

 "Officials in several states have called for the removal of public monuments that have become symbols of the Confederacy.

The Twitter posts were the latest in his escalating remarks that critics contend validate white supremacist groups who led a bloody rally over the weekend in Charlottesville, Va. The proposed removal of a statute of the Confederate Gen. Robert E. Lee from a public park in Charlottesville spurred the demonstrations."

https://www.nytimes.com/2017/08/17/us/politics/trump-charlottesville-confederate-statues.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=a-lede-package-region&region=top-news&WT.nav=top-news&_r=0

Caricature "passons à autre chose"...

Caricature de Joe Heller, PoliticalCartoons.com

Caricature éclipse solaire: "évolution" du phénomène

Caricature de Joe Heller, PoliticalCartoons.com

mercredi 16 août 2017

Robert E. Lee: se souvenir ou honorer?


J'aime bien ce point de vue de Richard Cohen.

 “When Lee consulted his brothers, sister and local clergymen, he found that most leaned toward the Union,” Pryor wrote. “At a grim dinner with two close cousins, Lee was told that they also intended to uphold their military oaths… Sister Anne Lee Marshall unhesitatingly chose the northern side, and her son outfitted himself in blue uniform.” Pryor noted that some 40 percent of Virginia officers “would remain with the Union forces.”

  https://www.washingtonpost.com/blogs/post-partisan/wp/2017/08/16/robert-e-lee-is-worth-remembering-just-dont-honor-him/?hpid=hp_no-name_opinion-card-d%3Ahomepage%2Fstory&utm_term=.2065859e545f

Que faire des monuments confédérés du Congrès?



On retrouve quatre fois plus de monumnets commémorant des personnages des états confédérés dans l'édifice du Capitole qu'on y retrouve de monuments commémorant des activistes noirs. Au moment où plusieurs villes américaines déboulonnent des statues, il est légitime de s'interroger sur le sort réservé aux monuments du Congrès.


"It took over a century for the states to fully populate the collection of statues, according to the Architect of the Capitol. Individuals memorialized include presidents, entertainers, soldiers and educators.

Twelve of the statues memorialize individuals who either fought for the Confederacy or were active in Confederate politics. But not a single black American is represented in the Statuary Hall Collection.

In recent decades federal lawmakers sought to address this disconnect. They couldn't add any statues to the official Statuary Hall Collection -- that power was given only to the states. So Congress commissioned its own works of art commemorating African Americans, to be placed alongside the statues in Statuary Hall.

The first was a bust of Dr. Martin Luther King Jr., added in 1986. Congress didn't create any additional statues of African Americans until the Obama administration, when in 2009 another bust, this one of Sojourner Truth, was placed in Emancipation Hall of the Capitol Visitor's Center."

https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2017/08/16/the-u-s-capitol-has-at-least-three-times-as-many-statues-of-confederate-figures-as-it-does-of-black-people/?hpid=hp_hp-top-table-main_capitolstatues-1145am%3Ahomepage%2Fstory&utm_term=.e9e78511a5a8

Caricature Donald Trump et le baiser de la mort...

Caricature de Bob Englehart, CagleCartoons.com

Caricature Trump sur le point de couler?

Caricature de Randall Enos, Cagle Cartoons

Caricature Donald Trump et le golf: aucune trappe ne lui résiste!

Caricature de Paresh Nath, The Khaleej Times, UAE

Collaboration dans "Radio-Canada cet après-midi": Donald Trump conservera-t-il des appuis?


Nos échanges débutent à 17h44 sur l'audio fil du 16 août: http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/radio-canada-cet-apres-midi

Les suprémacistes blancs échappent aux autorités fédérales


Peut-on contrer les groupes qui propagent la haine comme ceux qui se sont retrouvés à Charlottesville? Pas aussi simple que ça... Les autorités fédérales sont confrontées à un certain nombre d'embûches. Si on peut aisément traquer et arrêter les membres de ces groupes, il en va autrement pour les détenir et les accuser. On a souhaité limiter les pouvoirs des autorités gouvernementales d'enquêter sur des citoyens américains, mais cela peut aussi constituer un frein. Équilibre délicat ici...

 "The FBI and Department of Homeland of security broadly track dozens of neo-Nazi, “sovereign” and other white Christian militant groups in the U.S. But while federal officials have numerous legal tools to closely monitor and arrest a U.S. citizen or resident who shows support for a federally designated foreign terrorist organization like ISIS, American hate groups like the Ku Klux Klan have many more legal protections that make their members and sympathizers much harder targets.

 The contrast results in part from legal safeguards created to prevent the U.S. government from abusing its power to surveil its own citizens." “There have been strong constraints historically on the FBI's ability to investigate political movements in the United States and to collect intelligence without a clear indication that the commission of a crime is imminent,” said J.M. Berger, a specialist on U.S. extremists at the International Centre for Counter-Terrorism in The Hague. “Any change to those restrictions would really be a Pandora's box.”

 http://www.politico.com/story/2017/08/15/us-hate-groups-legal-protections-241653

Caricature Donald Trump et sa béquille

Caricature de John Cole, The Scranton Times-Tribune

Caricature portrait présidentiel de Donald Trump

Caricature de David Fitzsimmons, The Arizona Star

Caricature Trump le peintre...

Caricature de Taylor Jones, Politicalcartoons.com

mardi 15 août 2017

Les suprémacistes blancs galvanisés par les propos de Donald Trump


Nous sommes en 2017 et les propos d'un Président américain réjouissent les suprémacistes blancs. Je ne croyais pas voir ou entendre ça...

 "Thank you President Trump for your honesty & courage to tell the truth about Charlottesville & condemn the leftist terrorists," tweeted David Duke, a former Ku Klux Klan leader and outspoken Trump supporter who attended the Charlottesville protest."

  http://www.politico.com/story/2017/08/15/trump-white-supremacists-charlottesville-241672

Trump défie les critiques et réitère ses remarques sur Charlottesville


Nous le savions déjà, Donald Trump n'aime pas qu'on lui dicte quoi faire ou quoi dire. Après avoir lu un message hier pour préciser ses propos de samedi, il est revenu à la charge aujourd'hui.

 "During the remarks — which caught senior aides watching from the lobby by surprise — Trump appeared far more passionate in defending many of the rally participants than he had in his more muted denunciation of the Ku Klux Klan and neo-Nazis a day earlier at the White House, where he read from prepared remarks. Visibly irritated, he parried with reporters and spoke over them, refusing several times to let them cut him off."

  https://www.washingtonpost.com/politics/trump-defends-organizers-of-white-supremacist-rally-in-charlottesville/2017/08/15/de01ff66-81f9-11e7-902a-2a9f2d808496_story.html?hpid=hp_hp-top-table-main_no-name%3Ahomepage%2Fstory&utm_term=.4e8c999eaf41

Caricature Donald Trump de retour à New York

Caricature de Jimmy Margulies, Politicalcartoons.com

Montréal, la sudiste du nord (Le Devoir)


Je me permets de relayer ici cet article de Jean-François Nadeau sur le nouveau livre de l'historien Barry Sheehy. On a un peu oublié que les sudistes ont parfois trouvé refuge à Montréal pendant la guerre de Sécession et qu'ils souvent été bien accueillis.

 "Le Montréal de la décennie 1860 compte 90 000 personnes. Trente ans plus tôt, la population n’était encore que de 27 000 habitants. La ville pousse comme un champignon. Impossible durant la guerre de ne pas tomber sur des militants confédérés installés au pied du mont Royal.

Des ententes sont conclues avec les banques locales, dont la filiale montréalaise de la Ontario Bank. Les dépôts des activistes sudistes sont si importants que les Confédérés contrôlent dans les faits la jeune institution qui sera plus tard absorbée par la Banque de Montréal. Un système de blanchiment de l’argent se met en place en collaboration avec les employés de la banque qui servent de prête-noms. Des sommes importantes transitent aussi par la Banque de Montréal.

Beaucoup de ces gens se retrouvent au prestigieux hôtel St. Lawrence Hall et dans d’autres hôtels périphériques. Avant d’attaquer Saint Albans au Vermont, où les Confédérés vont piller trois banques, terroriser la population et voler du bétail, c’est à Montréal qu’ils s’organisent. Les assaillants du raid de Saint Albans seront défendus par les trois meilleurs avocats de la ville, dont Sir John Abbott, futur premier ministre du Canada."

http://www.ledevoir.com/culture/livres/505702/montreal-la-sudiste-du-nord

Caricature nazis, KKK et confédérés: même combat?


Caricature de Dave Granlund, Politicalcartoons.com

La diplomatie a-t-elle une chance avec la Corée du Nord?


Nous avons récemment eu droit à une rhétorique enflammée de part et d'autre, mais pendant ce temps les efforts diplomatiques continuent. On avance ici que la diplomatie pourrait bien entraîner un dénouement heureux de cet épisode.

 "Yet for all the bluster, the Trump administration doesn't seem to be preparing for war. Instead, it appears to be charting a fairly logical course — using sanctions and threats of military action to contain North Korea while keeping open the possibility of direct talks. In a Wall Street Journal op-ed published Monday, Defense Secretary Jim Mattis and Secretary of State Rex Tillerson wrote that “the U.S. is willing to negotiate with Pyongyang” and said that denuclearization was their aim, not regime change.

There are signs this approach could work. On Tuesday morning, North Korean state media notably toned down its official rhetoric in a move some saw as calling for dialogue. That may sound less exciting than “fire and fury,” but it offers the hope of something that may appeal to President Trump: a deal."

https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2017/08/15/does-diplomacy-stand-a-chance-in-north-korea/?utm_term=.57fd6cf981ef

Le monde des affaires prend ses distances de l'administration Trump


Des retombées de l'attitude et des propos du Président dans la foulée des manifestations de Charlottesville...

 "In the days since, several prominent business leaders have responded by repudiating the Trump administration—resigning from the president’s manufacturing council and issuing statements. First to go was Kenneth Frazier, the chief executive officer of Merck Pharmaceuticals and one of the country’s most prominent black executives. “Our country’s strength stems from its diversity and the contributions made by men and women of different faiths, races, sexual orientations, and political beliefs,” he wrote in a statement released on Twitter. “America’s leaders must honor our fundamental values by clearly rejecting expressions of hatred, bigotry, and group supremacy.” (Trump swiftly met Frazier’s statement with an attack on Twitter.) Then, three more followed—the CEO of Intel, Brian Krzanich, the CEO of Under Armour, Kevin Plank, and the president of the Alliance for American Manufacturing, Scott Paul."

  https://www.theatlantic.com/business/archive/2017/08/business-leaders-are-fleeing-their-associations-with-the-trump-administration/536937/

Steve Bannon bientôt congédié?


Depuis les manifestations de Charlottesville samedi ils sont de plus en plus nombreux à exercer des pressions pour qu'on évince le controversé conseiller du Président Trump. Bannon, nationaliste convaincu, a souvent été soupçonné de frayer avec les suprémacistes blancs que Donald Trump a eu peine à condamner ouvertement.

 "For months, Mr. Trump has considered ousting Stephen K. Bannon, the White House chief strategist and relentless nationalist who ran the Breitbart website and called it a “platform for the alt-right.” Mr. Trump has sent Mr. Bannon to a kind of internal exile, and has not met face-to-face for more than a week with a man who was once a fixture in the Oval Office, according to aides and friends of the president.

 So far, Mr. Trump has not been able to follow through — a product of his dislike of confrontation, the bonds of a foxhole friendship forged during the 2016 presidential campaign and concerns about what mischief Mr. Bannon might do once he leaves the protective custody of the West Wing."

https://www.nytimes.com/2017/08/14/us/politics/steve-bannon-trump-white-house.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=first-column-region&region=top-news&WT.nav=top-news&_r=0